Actualités

Alt Full Image

Covid-19 : les indicateurs baissent, mais la fréquentation hospitalière reste élevée

Les chiffres de l'épidémie de Covid-19 communiqués ce mercredi sont encourageants : ils baissent. Cependant, le nombre de tests a beaucoup diminué et la pression hospitalière reste préoccupante. Les mesures de freinage seront allégées seulement si cette tendance perdure, d'ici la fin de semaine.

La situation sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 s'est légèrement améliorée, en Guadeloupe.
Mais il n'y a pas encore de quoi se réjouir, selon les autorités locales, dans la mesure où l'impact sur la fréquentation des hôpitaux reste important.

Pour autant, les restrictions pourraient être allégées d'ici le week-end prochain.

La situation sanitaire

C'est surtout la pression hospitalière qui préoccupe l'Agence régionale de santé (ARS).
Il y a eu 88 nouvelles admissions de patients Covid, dans les hôpitaux de l'archipel, entre le 31 janvier et le 6 février 2022.
14 ont été pris en charge en soins critiques.
Actuellement, 13 personnes ayant contracté le coronavirus sont en service de réanimation : 12 au Centre hospitalier universitaire (CHU) et 1 au Centre hospitalier de Basse-Terre (CHBT). Au CHU, si l'on ajoute les 18 patients non-Covid admis en réanimation, cela fait 30 personnes prises en charge, sur les 38 lits ouverts.

13 patients âgés de 65 à 101 ans, sont décédés en semaine 5 : 10 au CHU, 1 au CHBT, 1 à Marie-Galante et 1 qui était suivi en hospitalisation à domicile.

Une baisse des contaminations de l'ordre de 36% a été observée, mais elle est à relativiser, dans la mesure où le nombre de tests effectués a considérablement diminué, par rapport à la semaine précédente (25.444 versus 33.935).
Il y a eu 5163 nouveaux cas, contre 7991 en semaine 4.
Le taux de positivité est passé de 19,9% à 17,2% désormais.
Le taux d'incidence est de 1369,9 pour 100.000 habitants, au lieu des 2120,3 enregistrés précédemment.

Un nouveau cluster a été identifié, dans un Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ; il est quasi-maîtrisé, a annoncé la directrice générale adjointe de l'ARS.

A propos de la couverture vaccinale du territoire :

  • 45,40% des plus de 12 ans ont reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid ;
  • 40,76% ont reçu au moins deux doses ;
  • et 19,63% ont reçu trois doses.

Trois traitements sont désormais disponibles en Guadeloupe. Ils sont curatifs et doivent être pris, au plus tard, 5 jours après les premiers symptômes de la maladie.
Il y a un antiviral qui peut être délivré en pharmacie, sur prescription médicale, aux plus de 18 ans.
Il existe aussi deux anticorps monoclonaux, uniquement délivré à l'hôpital.

L'allègement des restrictions envisagé

Le préfet de la région Guadeloupe, Alexandre Rochatte, envisage d'alléger les mesures de freinage de l'épidémie de Covid-19, dès samedi 12 février, si et seulement si la tendance à la baisse se confirme d'ici-là. Cette révision des restrictions sera confirmée vendredi, en fin de journée.

Dès lors, il est question du changement de l'horaire de début du couvre-feu, qui passerait de 20h à 22h, jusqu'à 5h du matin. La limitation de regroupement jusqu'à six personnes au maximum, sur la voie publique, pourrait être levée. Par ailleurs, les pique-niques pourraient être à nouveau autorisés, aux abords des cours d'eau et sur les plages de l'archipel.

Bien entendu, le respect strict des gestes barrière est toujours requis, voire indispensable.

Le représentant local de l'Etat rappelle aussi que la population doit recourir aux tests (qui restent gratuits, localement, jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire), afin de savoir s'ils sont malades et, ainsi, éviter de contaminer d'autres personnes.

Concernant le carnaval, le contact est régulier, entre la préfecture et les responsables de ce secteur culturel, dans le but de trouver des moyens pour les membres des groupes de s'exprimer, en accord avec la réalité sanitaire actuelle.

A (re)voir l'intégralité du point Covid du mercredi 9 février 2022 :

La conférence de presse a été assurée, depuis le Palais d'Orléans de Basse-Terre, par le préfet Alexandre Rochatte et la directrice générale adjointe de l'Agence Régionale de Santé, Florelle Bradamantis.